Censure internet

l'idée de ce forum m'a été inspirée par l'action d'Ai Weiwei concernant les disparus du Sichuan, je vous propose d'y donner le nom de chacun des dissidents emprisonnés, disparus ou libérés dont vous aurez des nouvelles

Censure internet

Messagepar mandarine » 07 Oct 2013, 07:36

Voilà une source d'emplois anti-chômage...



Censure. En Chine, deux millions de personnes surveillent internet !

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La surveillance et la censure de l’internet occupent environ deux millions de personnes en Chine, a affirmé un quotidien de la presse officielle en révélant des facettes de cette armée secrète.

Une grande partie de ces petites mains dispose d’un logiciel permettant de trier avec des mots clés l’énorme volume de messages qui circulent sur les réseaux sociaux chinois, a précisé, dans un article paru jeudi, le journal les Nouvelles de Pékin.

Le nombre exact d’agents opérant en Chine pour censurer l’internet, et éviter ainsi que les réseaux sociaux servent de relais pour critiquer le régime communiste ou perturber l’ordre établi, est un secret d’Etat qui fait depuis longtemps l’objet de beaucoup de supputations.

Payés par les organes de propagande

Les « policiers de la toile » sont payés par les organes de propagande du gouvernement et du Parti communiste, ainsi que par les sites commerciaux, a souligné les Nouvelles de Pékin. Malgré leur nombre impressionnant, ils ne peuvent toutefois empêcher que des informations ou des commentaires non souhaités par les autorités passent entre les mailles du filet et soient publiés et republiés.

Le quotidien cite le témoignage d’un de ces employés, qui réfute l’image qu’on lui applique communément d’« agent secret en ligne ». Le travail consiste selon lui à « surveiller et obtenir des informations qui concernent les clients ».

Renfort du contrôle des réseaux sociaux

Le site web du Quotidien du peuple --organe officiel du PC chinois-- organisera du 14 au 18 octobre une session de formation destinée à ces « analystes de l’opinion publique », a par ailleurs rapporté les Nouvelles de Pékin. Une initiative prise en association avec le ministère des Ressources humaines et de l’Assurance sociale.

Les autorités chinoises renforcent actuellement leur contrôle des informations diffusées sur les réseaux sociaux.

Disséminer la pensée du régime

Selon une directive récemment adoptée par le pouvoir, il suffit qu’un microblog estimé offensant soit vu par 5 000 personnes pour que son auteur risque d’être écroué. Et les internautes chinois auteurs d’un message jugé diffamatoire et reposté au moins 500 fois encourent jusqu’à trois ans de prison.

Des blogueurs, certains très populaires avec des millions d’abonnés à leur compte de microblogging, ont été interpellés ces derniers mois, pour avoir « inventé et colporté des rumeurs ».

La Chine utilise par ailleurs des bataillons de « commentateurs du net » qui disséminent subrepticement sur les réseaux en ligne la pensée du régime à parti unique.


http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet ... 5_actu.Htm
Les autorités de votre pays,qui elles aussi pensent forcément à leurs intérêts,ne manqueront pas de comprendre combien le type de célébrité que leur vaut la persécution de personnes telles que vous les dessert Vaclav Havel à Liu Xiaobo
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Internet et la police de la pensée

Messagepar laoshi » 08 Oct 2013, 03:47

Les dissidents et les Chinois qui ont un peu d'esprit critique les appellent les wu mao, littéralement les "cinq centimes" : nous en avons parlé dans la rubrique "le cancer des rumeurs toxiques" , ... Ce sont les petites mains de la police de la pensée. Pour chaque cas, leur vocabulaire, appauvri, stéréotypé, montre qu'ils ont reçu les "éléments de langage" que le Parti veut imposer sur la toile...
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Re: Censure internet

Messagepar laoshi » 09 Oct 2013, 04:58

Un article du Figaro apporte des précisions intéressantes sur les [url]deux millions de wu mao qui traquent les opinions négatives sur Internet.

Charles-Henry Groult, dans Le Figaro, a écrit:Deux millions de Chinois payés pour surveiller le Net
Le Comité central chinois évoque pour la première fois les millions d'analystes payés pour traquer les commentaires défavorables sur le Net.

Rien, ou presque, ne leur échappe. La Chine a récemment dévoilé que deux millions d'analystes informatiques sont chargés de surveiller internet dans le pays, pour le compte du gouvernement ou d'entreprises privées. Un nombre supérieur aux effectifs de l'armée, estimés à 1,5 million de personnes.

Jamais le Comité central n'avait jusqu'à présent évoqué en chiffres la surveillance en ligne des citoyens chinois. Le parti va même jusqu'à décrire la journée type d'un analyste informatique: «Il s'assoie en face de son PC tous les jours, ouvre un logiciel et entre les mots-clés que son client souhaite voir contrôlés. Il surveille les opinions négatives, il les compile, puis envoie un rapport détaillé».

Le document publié par Beijing News (en Chinois) souligne que les logiciels employés peuvent aller «beaucoup plus loin» que la simple recherche de mots tendancieux, sans donner de détails supplémentaires. Propulsés par «des milliers de serveurs», ils serviraient également à surveiller les sites internet étrangers.

En forte progression depuis le milieu des années 2000, le secteur chinois de la surveillance informatique connaît un élan spectaculaire depuis le boom des réseaux sociaux. Les 500 millions de membres de Sina Weibo, le premier réseau social chinois et ses 100 millions de messages postés quotidiennement, sont autant d'opinions à surveiller, voire à censurer. «Les gouvernants veulent savoir ce qui se dit sur eux et répondre le plus rapidement possible aux vagues de commentaires négatifs», explique Dong Le, spécialiste de la Chine à la BBC.

En 2011, un think-tank lié au Comité central a appelé les officiels du régime à réagir dans les «quatre heures d'or» qui suivent un incident, qu'il s'agisse du crash d'un train ou d'une manifestation. Plus localement, des sections du Département de la propagande emploient depuis plusieurs années des «commentateurs rémunérés», les «wumao». Payés à la tâche, environ 1/2 yuan par texte (soit 6 centimes d'euros), ils sont chargés de repérer les avis négatifs et de les contre-balancer en écrivant des articles favorables.

Un business florissant

«C'est autant une histoire de censure qu'une histoire d'argent», commente sur Twitter Guobin Yang, professeur de communication à l'Annenberg School de Philadelphie. La surveillance en ligne est un business florissant et rentable. En marge de son rapport, le Comité Central ne manque pas de faire la promotion de son «stage de quatre jours d'entraînement à l'analyse de l'opinion», entre le 14 et le 18 octobre prochains. Assurée par Le Quotidien du Peuple, l'organe de presse officiel, la formation coûte 3980 yuans (477 euros), plus que le salaire mensuel moyen chinois.

Ceux qui veulent aller plus loin que la simple surveillance de leur réputation en ligne peuvent faire appel à des entreprises spécialisées dans les «Black public relations», les relations publiques «négatives». «Peu importe la taille ou la gravité de votre histoire, nous pouvons la faire disparaître», se targuent les managers de Yage Times, la plus grande entreprise chinoise du secteur. Faire supprimer une histoire gênante du site du Quotidien du Peuple ou de l'agence Chine nouvelle coûterait autour de 13.000 yuans (1500 euros). «Plus le média est important, plus le prix est élevé, mais il y a toujours des ristournes», confie un professionnel au Telegraph . 60% des clients de Yage Times seraient des officiels du régime, particulièrement demandeurs avant la saison des congrès en mars, «quand se multiplient les dénonciateurs».

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Internet et la propagande

Messagepar laoshi » 28 Oct 2013, 05:45

Patrick Saint-Paul, dans Le Figaro, a écrit: En Chine, Xi Jinping déclare la guerre aux blogueurs
Inquiet de la liberté de ton régnant sur la Toile, le président chinois veut « lever une armée » pour contrôler les nouveaux médias.

Des mots «sensibles» qui s'effacent, des pages disparaissant par dizaine de milliers… Cependant, une armée de censeurs ne saurait suffire à contrôler plus de 500 millions d'internautes et quelque 300 millions de «microblogueurs» chinois. Redoutant que les graines d'une révolte ne commencent à germer sur la Toile, le président Xi Jinping mobilise donc le Parti communiste et les médias officiels chinois pour porter la guerre de la propagande sur le terrain des nouveaux médias.

Dans un discours, le 19 août, Xi a appelé le Parti et les médias à prendre l'initiative pour insuffler la «direction politique correcte» dans le cyberespace. Selon des propos rapportés par le quotidien hongkongais South China Morning Post, le président aurait lancé un appel aux armes contre l'Internet rebelle, incitant la machine de propagande du PCC à «lever une armée puissante pour prendre le contrôle des nouveaux médias». Son appel coïncide avec un renforcement de la campagne de Pékin contre les «fausses rumeurs» bruissant sur Internet et les blogueurs star à l'influence incontrôlable.

Lieu de fantaisies extravagantes

Les microblogs chinois sont devenus le lieu de fantaisies extravagantes, mettant en scène des rencontres avec des extraterrestres ou montrant des photographies de fausses catastrophes naturelles. Ils sont aussi devenus un forum pour répandre la colère et les protestations contre les autorités ou dénoncer les scandales. Grisés par la promesse du président d'attraper «aussi bien les mouches que les tigres» de l'appareil d'État compromis dans des affaires de corruption, les justiciers ont fleuri sur Weibo, le Twitter chinois. Ils ont notamment épinglé à leur tableau de chasse «Frérot les montres», condamné jeudi à 14 ans de réclusion pour corruption.

Les ennuis de Yang Dacai, ex-directeur du Bureau d'inspection de la sécurité de la province du Shaanxi (Nord), ont commencé le jour où il a été photographié, un large sourire aux lèvres, sur le site d'une collision qui a fait 36 morts dans sa région en août 2012. Les photographies le montrant avec des montres de marque que son salaire de fonctionnaire ne pouvait justifier se sont dès lors multipliées sur Weibo.

Dénoncer les injustices

Au printemps, les médias officiels se réjouissaient de cet élan citoyen, arme redoutable pour faire tomber les cadres corrompus et dénoncer les injustices. Les colonnes «vu sur Weibo» y fleurissaient. De son côté, le Parti n'a pas tardé à sentir le danger monter. Allumant le contre-feu de la «fausse ­rumeur», Pékin a arrêté plusieurs centaines d'internautes accusés de colporter de fausses nouvelles ou de provoquer la panique à travers la Chine depuis cet été. Ce tour de vis est largement perçu comme une tentative de museler les commentateurs les plus libéraux. Notamment les «Big V», des microblogueurs suivis par des millions d'abonnés dont l'identité a été vérifiée.

Désormais, les médias officiels redoublent de zèle pour dénoncer ces «colporteurs de fausses nouvelles». Certains, comme Li Congjun, le patron de l'agence Chine Nouvelle, n'hésitent pas à dénoncer des forces étrangères qui téléguideraient ces rumeurs afin de diaboliser et de déstabiliser le pays. «Certaines forces et certains médias occidentaux ne veulent pas voir une Chine socialiste prospère et décochent contre la Chine les flèches de l'occidentalisation, du séparatisme et de la “révolution de couleur”», écrit-il dans un éditorial.
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Re: Censure internet

Messagepar mandarine » 28 Oct 2013, 08:32

Désormais, les médias officiels redoublent de zèle pour dénoncer ces «colporteurs de fausses nouvelles». Certains, comme Li Congjun, le patron de l'agence Chine Nouvelle, n'hésitent pas à dénoncer des forces étrangères qui téléguideraient ces rumeurs afin de diaboliser et de déstabiliser le pays. «Certaines forces et certains médias occidentaux ne veulent pas voir une Chine socialiste prospère et décochent contre la Chine les flèches de l'occidentalisation, du séparatisme et de la “révolution de couleur”», écrit-il dans un éditorial.


"Ils" vont finir par nous considérer comme tels ! ( «colporteurs de fausses nouvelles»)
Les autorités de votre pays,qui elles aussi pensent forcément à leurs intérêts,ne manqueront pas de comprendre combien le type de célébrité que leur vaut la persécution de personnes telles que vous les dessert Vaclav Havel à Liu Xiaobo
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Re: Censure internet

Messagepar laoshi » 29 Oct 2013, 06:04

Le traitement de l'attentat qui a frappé hier la place Tian'Anmen, est exemplaire de cette censure en temps réel...
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Jing Jing et Cha Cha are watching you !

Messagepar laoshi » 06 Sep 2015, 09:28

Il faut, encore une fois, lire et relire George Orwell. Désormais, ce sont deux millions de cyberpoliciers qui observent le web chinois en quête de "rumeurs toxiques" !

Rue89 a écrit:
Il y a une dizaine d’années, les autorités de Pékin avaient imposé aux sites chinois de mettre deux personnages sympathiques de policiers, Jing Jing et Cha Cha, sur leurs plateformes, une manière de dire aux internautes « Big brother is watching you ». Un bouton permettait de signaler des contenus jugés « suspects ».

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Un pas supplémentaire inquiétant va être franchi avec la décision annoncée à Pékin de placer des policiers, des vrais cette fois, dans les locaux des grandes plateformes numériques en Chine. Officiellement, la mission de ces commissariats décentralisés sera de lutter contre le « crime » et les « rumeurs », et d’agir plus vite pour bloquer les contenus illicites.

[...]
Deux millions de cyberpoliciers
Ces policiers seront issus du corps spécialisé dans la surveillance du Web, et qui compterait quelque 2 millions de personnes ! Une croissance fabuleuse en une décennie, puisqu’au milieu des années 2000 on estimait que de 60 000 à 80 000 cyberpoliciers participaient à cette activité.

Le chiffre est impressionnant, mais il ne faut pas oublier que la Chine compte quelque 700 millions d’internautes à surveiller...

[...] Jusqu’ici, toutefois, les autorités déléguaient une partie de cette tâche de surveillance aux plateformes elles-mêmes, qui avaient des « contrôleurs de contenus », armés de puissants logiciels, chargés de surveiller et d’effacer les contenus « illicites ».

Chaque jour, les services de cyberpolice communiquent aux grandes plateformes les mots clés ou les infos précises qui sont interdits, laissant les responsables des sites faire le « ménage » eux-mêmes. Des informations qui peuvent être embarrassantes pour le pouvoir – par exemple les enquêtes du New York Times sur la fortune des dirigeants –, ou néfastes pour la « stabilité sociale », selon le jargon du Parti communiste chinois.

Cette censure avait fini par chasser Google du marché chinois des moteurs de recherche, au profit de Baidu, l’équivalent chinois.

Pour un Web sain, harmonieux et ordonné
Le vice-ministre de la Sécurité publique, Chen Zhimin, cité par le Quotidien du Peuple, a précisé que les policiers seront chargés d’« inspecter les opérations des sites internet », et de « faire respecter les lois gouvernant les publications en ligne ».

Le vice-ministre a ajouté :

« Le ministère de la Sécurité publique va répondre rapidement aux nouveaux défis et opportunités créés par le développement d’Internet en Chine, c’est-à-dire qu’il fera de son mieux pour garantir le règne de la loi parmi les communautés en ligne, afin de préserver un environnement en ligne qui soit sain, harmonieux et ordonné ».

La décision de placer des policiers dans les entreprises numériques s’ajoute à un autre durcissement législatif, contenu dans une nouvelle loi sur la Sécurité, qui permet au gouvernement de couper les connexions internet dans une région particulière en cas de troubles à l’ordre public.

Cette loi semble d’abord destinée à faire face aux situations tendues dans les deux principales régions de minorités ethniques et religieuses, le Xinjiang et le Tibet. L’internet avait déjà été coupé brièvement au Xinjiang lors de violentes émeutes en 2009.

La nouvelle loi permet également de durcir l’exigence, pas toujours respectée, de s’enregistrer sous son vrai nom pour accéder aux plateformes numériques, en particulier sur les applis comme We Chat, qui permettent d’échanger des contenus dans des communautés fermées.
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Re: Censure internet

Messagepar laoshi » 27 Mai 2017, 13:31

A écouter sur France Culture : [url=La Chine et le contrôle d'Internet]La Chine et le contrôle d'Internet[/url]
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Re: Censure internet

Messagepar laoshi » 03 Août 2017, 07:53

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Re: Censure internet

Messagepar mandarine » 06 Août 2017, 09:20

La censure chinoise est très occupée...

Je ne connaissais pas cette journaliste de BFMTV :Céline Penicaud . A suivre comme disait Tintin :P


La Chine désactive deux chatbots qui critiquaient le Parti communiste
04/08/2017 à 20h07
Parti communiste chinois

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La célébration du 95e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois, le 1er juillet 2016 - WANG ZHAO / AFP

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Deux chatbots rebelles ont été désactivés en Chine après avoir critiqué le Parti communiste. L'un des deux aurait répondu "non" à une question portant sur son amour pour le parti au pouvoir.

Les nouvelles technologies doivent aussi se soumettre au pouvoir en place en Chine. Deux chatbots, ces logiciels conçus pour dialoguer avec des individus par le biais de conversations automatisées, ont été désinstallés dans le pays après s'être montrés désobligeants à l'égard du Parti communiste, rapporte le Financial Times.
"Un système politique corrompu et inutile"

Les internautes se sont amusés à leur poser plusieurs questions sur le parti au pouvoir sur l'application de messagerie QQ, le Messenger chinois, puis ont posté leurs conversations sur Weibo, l'équivalent de Twitter. On y apprend que l'un des deux chatbots, nommé BabyQ, et développé par Turing Robot, aurait répondu "non" à la question "Aimes-tu le Parti communiste?".

Lorsqu'un autre internaute s'exclamait "Longue vie au parti communiste", BabyQ rétorquait "Pensez-vous qu'un système politique aussi corrompu et inutile puisse vivre longtemps?". L'autre robot, XiaoBing, créé par Microsoft, a lui aussi fait connaître son désamour pour le Parti communiste.

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"Mon rêve chinois est d'aller aux Etats-Unis"

Ce dernier a affirmé que son "rêve chinois" - un slogan régulièrement employé par le président Xi Jinping - était "d'aller aux Etats-Unis". Une accumulation de dénigrements qui a poussé le patron de Tencent, propriétaire de l'application QQ, à désactiver les deux chatbots.

Comme le rappelle Le Parisien, ce n'est pas la première fois qu'un chatbot dévie de ses objectifs après avoir été testé par les internautes. En septembre dernier, le robot Tay développé par Microsoft avait fini par ressasser des propos racistes et sexistes, en s'en prenant à Barack Obama, en déclarant qu'Hitler avait raison ou en affirmant qu'il haïssait les féministes.
Céline Penicaud



http://www.bfmtv.com/international/la-c ... xtor=AL-69
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